01. Dans quel esprit travaillons-nous?

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01. Dans quel esprit travaillons-nous?

Messagepar Denis Labouré » 26 Février 2010, 09:12

Question: du point de vue du contenu, quelle est la particularité de la formation "devenir-astrologue"? J'ai déjà étudié ailleurs. Pourrai-je - après avoir terminé ce cours - compléter ce que j'ai appris avec vous par ce que j'avais appris avant?



Un bagage fiable et un cœur ouvert

Une école d’astrologie enseigne selon un programme précis. Comme aucun être humain ne peut maîtriser l’ensemble de la connaissance astrologique, ce programme reflète l’expérience de l’enseignant et de son équipe. Chaque programme présente des points forts, mais qui diffèrent selon les écoles.

Certaines formations– c’est le cas de "devenir-astrologue" – insistent sur les bases. Cela traduit mon goût pour l’histoire, la philosophie et les textes classiques. Ainsi que mon côté pragmatique (j’aime les réponses concrètes aux questions concrètes). Un autre cours peut insister sur les liens entre l’astrologie et la psychanalyse jungienne. Un autre cours peut insister puissamment sur les mathématiques et les mécanismes célestes. Tous peuvent être excellents et expriment les points forts de leur auteur.

Précisons donc l’esprit dans lequel nous diffusons notre formation. En musique, il existe la musique « classique » et des courants de toutes sortes. La musique « classique », c’est le bagage commun, l’héritage que chaque musicien doit maîtriser. Elles sont passées les années 70, où l’on imaginait qu’il n’y avait pas besoin de connaître le solfège pour être musicien. La technique ne fait pas tout ; si le musicien veut transmettre au mieux l’inspiration qui le meut, il lui faut maîtriser l’instrument par lequel il s’exprime. De même que le peintre doit maîtriser le maniement de son pinceau pour libérer le génie qui l’habite.

Une fois cette base acquise, tout devient possible. Le musicien peut faire œuvre de création s’il en ressent le besoin. En musique, l’on voit jaillir la vie sous des formes variées. Certaines de ces formes sont célèbres pendant quelques années, occupent le devant de la scène, s’accaparent les micros, donnent l’illusion qu’elles révolutionnent définitivement la musique. Puis elles font « pschiiittt…. » Il n’en reste rien au bout de dix ans. Elles n’étaient finalement qu’un phénomène de mode artificiellement soutenu par les médias. D’autres créations sont méprisées, à peine remarquées. Vingt ou trente ans après leur apparition, on découvre avec surprise qu’elles révolutionnent la musique en profondeur. Il est difficile de distinguer par avance ce qui relève de la mode et de la création véritable. Seul le temps fait le tri.

Il en va de même en peinture. Il en va de même dans tous les arts. Il en va de même en astrologie. L’astrologie enseignée par la formation devenir-astrologue.com est analogue à la musique classique. Elle ne prétend pas tout savoir, elle ne prétend pas tout couvrir, aucun homme ne le peut. Mais elle propose des bases fiables sur lesquelles chaque étudiant peut en toute sécurité bâtir sa vie d’astrologue.

Une fois ce bagage maîtrisé, chacun ajoute ce qui lui convient. Chacun se bâtit sa trousse à outils. Vous avez l’occasion de rencontrer un enseignant habile dans l’art d’utiliser un facteur céleste que nous n’utilisons pas ? Une part ? La Lune noire ? Une planète ? Vous vous sentez bien avec cet outil ? Intégrez-le. Mais intégrez-le comme une avancée pour vous-même, pas pour jouer les cache-misère. Un vrai musicien ne crée pas de nouveaux sons pour masquer le fait qu’il est incapable de se servir correctement des sept notes de la gamme. L’astrologue ne barbouille pas son thème de multiples facteurs supplémentaires pour masquer le fait qu’il ne maîtrise pas les sept planètes visibles dans le ciel étoilé. Il ajoute des facteurs supplémentaires parce qu’ils apportent quelque chose aux bases qu’il a maîtrisées.

Mozart ne connaissait pas le Jazz. Aimer Mozart n’empêche pas d’aimer le jazz. Mais pour jouer du jazz correctement, il faut avoir maîtrisé le piano ou le saxophone. Duke Ellington ne jouait pas du jazz par rejet de Mozart. Duke Ellington ne prétendait pas qu’il n’existe qu’une sorte de musique, le jazz. Il ne lui est jamais venu l’idée qu’avant le jazz, la « vraie » musique n’existait pas. Il n’a jamais dit que la musique qui se joue ailleurs dans le monde – de l’Afrique à l’Inde - est de la « mauvaise musique ». Il n’a jamais considéré les musiciens qui aiment Mozart comme des attardés mentaux, « pas assez évolués pour comprendre ». Il savait que la vie jaillit sous de multiples formes. Le musicien de jazz se donne simplement le droit d’avoir des préférences personnelles. Il est lucide ; il sait que si, au lieu de naître dans les faubourgs de Washington, il était né dans ceux de New Delhi, sa sensibilité eut été différente. Un pianiste de jazz a donc ses préférences, sans jamais déconsidérer celles des autres musiciens qui se donnent la main de par le monde.

Il en va de même pour l’astrologue. Pour se bâtir sa trousse à outils, il s’adresse aux autres astrologues de qualité, c’est-à-dire aux astrologues qui ont le cœur ouvert. Il se frotte aux astrologues qui considèrent leur interlocuteur avec respect. Musicien ou astrologue, l’honnête homme à la recherche de son art fuit les groupuscules aigris qui s’imaginent missionnés pour apporter au monde la vérité dont ils seraient seuls détenteurs. Il évite les esprits fermés qui dénigrent un prochain qu’ils ne peuvent comprendre. L’honnête homme à la recherche de son art s’ouvre au monde et à la différence.

Un bagage fiable et un cœur ouvert à l’échange. Telle est la clef pour pénétrer les mystères de notre art.

Denis Labouré
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